RedLight dévoile “As Always” – Rock DIY, Marseille dans les veines
- 27 août
- 2 min de lecture

L’histoire de As Always ne commence pas dans un studio high-tech aux parois vitrées, mais dans un salon bricolé en cockpit, quelque part à Marseille. Dapé tourne les potards, les murs vibrent, la sueur colle au plafond, et le morceau s’allume comme un néon rouge sur la Corniche. Pas de mythe luxueux ici : RedLight reste fidèle à son ADN, celui d’un groupe qui cultive depuis 2007 une foi DIY indéfectible, entre bière tiède, câbles emmêlés et passion brute.
Un son brut, taillé à la main
Techniquement, As Always vise la morsure sans oublier la caresse. Guitares en double piste – l’une liquide en chorus, l’autre plus sèche et croustillante –, basse compacte qui roule en dessous comme une alliée, batterie droite mais jamais rigide. Les charleys respirent, la caisse claire tranche sans écraser, et la voix garde son grain naturel. Pas d’artifices : on entend la pièce, la respiration entre deux phrases, les petites bavures qui deviennent autant de polaroids vivants.
Un télescopage d’influences
C’est toute la signature RedLight : l’ombre de The Cure qui glisse sur une ossature power-pop, l’élan Pearl Jam qui alourdit le refrain, un clin d’œil rythmique aux Beastie Boys, et même, par instants, une acidité à la Prodigy qui surgit par en dessous. Pourtant, rien de poseur : la mélodie refuse la grandiloquence, elle préfère serrer au bon endroit, avec ce quart de ton nostalgique typique des étés marseillais qui refusent de mourir.
Fidèle à l’ADN du groupe
Fondé en 2007 à Marseille, RedLight s’est forgé un style unique en puisant dans les multiples facettes du rock des années 80 à 2000. Leur premier album Crash System Control posait déjà les bases d’un mélange où guitares et mélodies tenaient le premier rôle. As Always s’inscrit dans cette continuité : sincère plutôt que cynique, énergique sans esbroufe. Couplets compacts, pont en montée douce, refrain qui s’élargit juste ce qu’il faut – un équilibre maîtrisé.
Un avant-goût d’album
Avec ce single, RedLight rappelle qu’on peut faire du rock mélodique en 2025 sans tomber dans le cosplay, en assumant le grain du présent. L’écho reste, Marseille colle à la peau, et l’on devine déjà la couleur du prochain album prévu pour le 14 mars 2025, enregistré et mixé par Dapé dans le home-studio du groupe.
As Always ? Oui : fidèle au RedLight que l’on connaît, mais un cran plus vif, plus salé, plus sûr.
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